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Taxe sur le CO2 : Promouvoir les alternatives plutôt que d’augmenter les taxes: FEBIAC et TRAXIO mettent en garde : de nouvelles taxes manqueront leur cible

Les discussions relatives à la taxe sur le CO2 doivent à nouveau être menées de manière objective, demandent FEBIAC et TRAXIO. “Ce n’est qu’à travers un changement de mentalité et le développement d’alternatives aux énergies fossiles que nous pourrons lutter en faveur d’un meilleur environnement, et certainement pas en levant de nouvelles taxes”, prévient le Président de FEBIAC, Philippe Dehennin.

FEBIAC et TRAXIO accueillent avec intérêt les discussions relatives à une taxe CO2 dans notre pays. Un transfert des taxes depuis la possession vers la consommation ainsi que la lutte en faveur d’une réduction de notre empreinte écologique est de toute évidence une très bonne chose. Il est également important que le consommateur se sente encouragé à se déplacer de manière plus écologique. Pour cela, il faut créer un cadre qui va bien au-delà de la simple mise en place d’une taxe supplémentaire.

“Il est regrettable que l’accent soit placé une fois de plus sur le transport routier alors que celui-ci ne constitue que l’une des nombreuses sources d’émissions de CO2 en Belgique comme à l’étranger, estime Carl Veys, Président de TRAXIO. En outre, il n’est pas tenu compte des efforts déjà déployés par le secteur pour réduire ses émissions de CO2. Par ailleurs, il existe déjà une taxe sur le CO2 pour le transport routier, s’agissant des droits d’accises que le consommateur paye à chaque passage à la pompe et dont le niveau est dix fois plus élevé que le prix payé dans le système d’échange de quotas d’émission de l’Union Européenne (SEQE-UE). Le principe du cliquet pour les accises conduit à avoir un diesel plus cher à la pompe, alors que la combustion du diesel émet moins de CO2 que celle de l’essence. Cette logique est farfelue.”

“Nous soutenons l’intégration de facteurs environnementaux dans la fiscalité. Toutefois, se borner à l’introduction d’une nouvelle taxe n’est pas la bonne manière de procéder. Les pouvoirs publics doivent également assumer leur part de responsabilité : en relevant le niveau d’investissements dans une infrastructure routière de qualité et par la mise en place d’une coupole digitale, ils peuvent se doter des moyens pour aider le consommateur à se déplacer de manière plus respectueuse de l’environnement mais aussi pour prévenir la formation de bouchons qui sont la source d’une pollution inutile”, complète Philippe Dehennin. Ces investissements peuvent être financés en introduisant une taxe kilométrique intelligente, à condition toutefois qu’il y ait un glissement taxatoire sur l’utilisation du véhicule et non plus sa possession et que dans le même temps soient mises en place de réelles alternatives de mobilité.

“Afin de réduire les émissions de CO2 du transport routier, des initiatives sont également nécessaires pour mieux approvisionner les véhicules à faibles niveaux d’émissions. Nous pensons plus particulièrement à des stations pour CNG, LNG et hydrogène. Le sous-développement de l’infrastructure de recharge électrique et de réseaux routiers intelligents nous inquiète également. Nos pays voisins que sont les Pays-Bas et le Grand-Duché de Luxembourg implémentent aujourd’hui déjà leur stratégie d’avenir sur ces questions,” poursuit Philippe Dehennin.

En outre, il est urgent que les pouvoirs publics effectuent une estimation du coût de la transition énergétique et communique de manière transparente à ce sujet. La transition énergétique est incontournable à long terme mais combien va-t-elle coûter à court terme et comment sera-t-elle financée sont autant de questions simples qui demeurent sans réponse.

“Nous sommes bien entendu d’accord avec l’objectif d’une société à faibles émissions. Mais trop souvent, ces nouvelles taxes entraînent une augmentation de facto du niveau d’imposition. Ces annonces n’ont de sens et de soutien qu’à condition qu’elles s’accompagnent d’un ensemble de mesures qui donnent une chance à Monsieur-Tout-Le-Monde de réduire son fardeau fiscal pour autant qu’il ajuste son comportement,” conclut Carl Veys, Président de TRAXIO.

Au sujet de FEBIAC : FEBIAC est la fédération de l'Automobile et du Cycle en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg. Elle compte à son actif plus de cent années d'expérience. Elle représente les constructeurs et importateurs des moyens de transport sur route (voitures, véhicules utilitaires, deux-roues motorisés) ainsi que les fournisseurs de nouvelle mobilité et de mobilité partagée en Belgique et au Luxembourg, et ce, tant sur le plan européen et international que fédéral et régional.

Au sujet de TRAXIO : TRAXIO défend les intérêts des entreprises belges de mobilité. Elle acquiert des connaissances, émet des avis et développe des outils pour ses membres. 9.812 entreprises affiliées et leurs 97.678 travailleurs assurent la vente et la réparation de voitures neuves et d’occasion, motos, vélos, pneus, carburants, pièces de rechange, matériels agricoles et horticoles et engins de génie civil et manutention.

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