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Deux-roues motorisés : l’électrique progresse

De plus en plus de constructeurs de scooters et de motos se tournent vers la propulsion électrique pour leurs deux-roues motorisés. Même Harley-Davidson s’apprête à lancer sur le marché une moto « silencieuse ». Par ailleurs, l’achat d’une moto ou d’un scooter électrique offre également divers avantages fiscaux.

Si l’offre de motos et scooters électriques est pour l’instant toujours limitée, elle progresse néanmoins. Au cours des récents salons de Cologne et Milan, quelques marques – et non des moindres – ont lancé de nouveaux modèles électriques. Harley-Davidson a annoncé l’arrivée de la LiveWire, la Harley électrique, en 2019. Cet automne, Vespa a fait savoir que la production de la Vespa Elletrica avait débuté et a présenté ce nouveau modèle au salon de Milan. À côté de ces nouveaux venus dans ce segment, on retrouve divers acteurs de plus longue date, comme Zero Motorcycles, qui fait figure de valeur sûre et de référence sur le marché électrique depuis quelques années déjà, et BMW, qui propose depuis 2013 le scooter électrique ‘C-evolution’. Ou encore KTM, actif dans la niche off-road depuis 2012 déjà, avec la moto tout-terrain électrique Freeride. En Belgique, son pays d’origine, Saroléa a pu renaître de ses cendres en tant que moto électrique. L’électrique s’est également frayé un chemin dans le monde du sport. L’an prochain, des motos électriques prendront le départ de cinq Grands Prix en Europe dans le cadre de la Moto E Worldcup. Notre compatriote Xavier Siméon concourra dans cette nouvelle catégorie. La première TT Zero a fait son apparition pendant les courses TT sur l’île de Man en 2010. Saroléa participe aussi à cette course pour motos électriques depuis 2014.

Percée

Toutes ces évolutions marquent-elles l’avènement des motos et scooters électriques ? Pas encore vraiment à en croire les statistiques. Pourtant, les immatriculations de deux-roues motorisés électriques progressent d’année en année. Entre janvier et novembre 2018, 151 scooters et motos électriques ont été immatriculés. Ce chiffre dépasse déjà celui de 2017, année au cours de laquelle 120 exemplaires électriques ont été dotés d’une plaque minéralogique. En 2013, le total n’était que d’à peine 45 immatriculations. Les motos et scooters électriques ont l’avantage d’être quasi silencieux et donc plus discrets, mais ont aussi la possibilité de rouler à l’énergie verte et d’être neutre en matière de CO2. Les véhicules électriques constituent ainsi une belle alternative pour la circulation en ville et dans les zones à basse ou zéro émission : ils garantissent la mobilité sans nuire à l’environnement, tant en termes d’émissions que de bruit. Les motos et scooters électriques offrant une autonomie de 150 km en moyenne par « recharge », ils permettent d’effectuer sans problèmes les déplacements quotidiens entre le domicile et le lieu de travail.

Avantage fiscal

Les autorités encouragent également l’utilisation des véhicules électriques. Les pouvoirs publics flamands appliqueront par exemple, dès 2019, un tarif nul lors de l’immatriculation d’une moto ou d’un scooter de ce type (pas de TMC – taxe de mise en circulation). Dans la Région de Bruxelles-Capitale et en Wallonie, ce type de réglementation n’existe pas encore. La Flandre applique en outre, depuis le 15 avril de cette année, un prime zéro émission de 25 % sur le prix d’achat (avec un maximum de 750 € pour les vélomoteurs de classe B et 1.500 € pour les motos). Pour les motos et scooters électriques (mais pas pour les cyclomoteurs électriques), il existe au niveau fédéral une réduction d’impôts de 15 % de la valeur d’achat (avec un maximum de 3.010 €). De plus, une moto ou un scooter électrique s’inscrit parfaitement dans un budget mobilité.

Stijn Vancuyck, conseiller deux-roues motorisés de FEBIAC, la Fédération belge et luxembourgeoise de l’Automobile et du Cycle, pointe d’ailleurs le fait étrange que les motos et scooters ‘ordinaires’ ne peuvent pas être repris dans ce budget mobilité. Il estime dès lors que la question de la mobilité ne peut pas se limiter à un débat écologique. Toutes les motos et tous les scooters contribuent en effet à diminuer la congestion routière. Et comme les motos et scooters peuvent justement se faufiler plus rapidement dans la circulation, leur impact environnemental s’en trouve également réduit.

L'évolution des immatriculations des motos et scooters électriques

Année Nombre Evolution
2013 45  
2014 93 106%
2015 95 2%
2016 104 9,50%
2017 120 15,40%
2018* 151 25,90%

* De janvier à novembre

Source : FEBIAC

Double homologation des motos

A2 L’Europe a permis aux motos d’obtenir une double homologation : une pour la catégorie A2 (avec une puissance maximale de 35 kW) et une pour la catégorie A (pas de limite de puissance). Un certain nombre de marques ont ramené la puissance de quelques modèles du segment moyen à 35 kW en adaptant l’électronique. La possibilité de transformer la puissance des motos a récemment été transposée dans la loi belge. Avec la nouvelle réglementation, il est désormais possible de transformer une moto A2 en moto A, et inversement, ce qui est intéressant pour l’utilisateur, qui ne fait que passer à une autre catégorie de permis, mais ne doit pas changer de moto.

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