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Motos et scooters : des moyens de transport individuels pour une stratégie de sortie de crise intelligente au bénéfice de la mobilité

Les activités professionnelles vont progressivement reprendre à compter de cette semaine. Cela signifie indubitablement une hausse des déplacements. FEBIAC (la Fédération belge et luxembourgeoise de l'automobile et du cycle) souligne que dans l'actuelle période Covid-19, les scooters et les motos – qui sont systématiquement des solutions de mobilité sous-estimées – restent des moyens de transport individuels intéressants.

Le redémarrage progressif des activités économiques mènera inévitablement à un accroissement du trafic routier. FEBIAC a toujours souligné que l'utilisation accrue des motos et des scooters pour les trajets domicile-lieu de travail entraînait une réduction des embouteillages. Mais le contexte du Covid-19 constitue aussi un moyen pour les motos et scooters de se déplacer sans entrer en contact direct avec les autres navetteurs. Après tout, le déplacement d'une moto ou d'un scooter constitue un déplacement individuel.

Stijn Vancuyck, conseiller deux-roues motorisés chez FEBIAC : "Sans traitement ou vaccin contre le Covid- 19, les citoyens éviteront davantage les transports publics. On s’attend à un changement important vers plus de vélo et plus de télétravail. Mais le fait demeure que beaucoup de personnes demeurent dépendantes de la voiture pour leurs déplacements quotidiens. Avec un deux-roues motorisé, vous pouvez, tout comme en voiture, parcourir de plus longues distances qu'en vélo. En soi, la chaîne de mobilité par les transports publics ne constitue pas un problème mais elle allonge souvent la durée d’un trajet. Si nous pouvions amener certains navetteurs à passer à la moto ou au scooter, nous pourrions faire en sorte de préserver la mobilité collective. Une étude réalisée par Transport & Mobility Leuven en 2011 a déjà démontré que 10 % de motos supplémentaires dans le trafic se traduirait par 40 % d'embouteillages en moins (tant en termes de durée des embouteillages que de nombre d'heures perdues)".

Selon FEBIAC, le scooter ou la moto 125cc constitue une solution de mobilité intéressante ; également pour les personnes qui n'ont qu'un permis de conduire B (voiture) et qui n'ont pas le permis de conduire spécifique A (moto). Stijn Vancuyck : "Les personnes ayant un permis de conduire B obtenu avant le 1er mai 2011 (si après 2011: 4 heures de formation dans une auto-école sont nécessaires), sont autorisées à conduire une moto ou un scooter 125cc. Ce sont des deux-roues motorisés légers, très flexibles et économiques (moins de 3l/100km), peu encombrants et qui sont le partenaire idéal pour un transport individuel fluide". Ces motos et scooters légers se prêtent bien aux déplacements quotidiens. Les trajets de 30 kilomètres ne posent aucun problème. Pour les deux-roues motorisés de plus de 125 cm3, un permis de conduire est dans tous les cas nécessaire (sauf si vous avez obtenu le permis B avant le 1/1/1989). Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet sur le site www.start2ride.be.

Se rendre au travail en moto ou en scooter présente également des avantages fiscaux. Tous les coûts (achat ou dépréciation du véhicule et des vêtements, contrat d'assistance routière, essence, ...) peuvent être déduits à 100 % de l'impôt sur le revenu des personnes physiques.
Les magasins de motos pourront à nouveau ouvrir à partir du lundi 11 mai. À partir de ce jour, la vente, la livraison de motos et de scooters neufs et d'occasion, ainsi que le service après-vente chez les concessionnaires seront entièrement relancés. Aujourd'hui déjà, une permanence est souvent assurée pour les changements de pneus, les services d'urgence et les livraisons, par exemple pour les motos de police.

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