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Au cours du premier semestre 2026, 230.681 voitures neuves ont été immatriculées en Belgique. Au-delà du volume, cette première moitié d’année confirme surtout deux évolutions structurelles du marché : la part majoritaire des clients particuliers dans les achats de véhicules neufs et la poursuite de l’électrification du marché automobile.
Les particuliers renforcent leur présence sur le marché neuf
La part des immatriculations réalisées par les particuliers poursuit sa progression et atteint 45,3% des nouvelles immatriculations, contre 41,7% en 2025 et 38,4% en 2024. À l’inverse, la part des professionnels recule à 54,7%.
Cette évolution témoigne d’un retour progressif de la confiance des ménages sur le marché automobile neuf et d’un renouvellement accru des véhicules privés. Les particuliers représentent près de la moitié des achats de voitures neuves en Belgique, un niveau qui n’avait plus été observé depuis plusieurs années.
On suivra néanmoins avec attention la tendance observée au mois de juin, où les professionnels représentaient 57% des immatriculations de voitures neuves sur base mensuelle.
Marché des voitures d’occasion
Les immatriculations de voitures d’occasion ont légèrement reculé au cours du premier semestre 2026 (-3,6%), mais elles représentent toujours la majorité des immatriculations en Belgique, avec une part de marché de 61%. Ce marché de l’occasion est toujours plus dominé par les particuliers (91,1%), qui recherchent une solution rapidement disponible et financièrement accessible.
Seul le segment des véhicules électriques d’occasion se distingue par une forte présence des entreprises et des sociétés de leasing, qui représentent un peu plus de la moitié des immatriculations (51,4%).
Le diesel poursuit son déclin et ne représente plus que 22,7% du marché, tandis que les autres motorisations progressent. L’essence conserve la première place avec 55,7% de part de marché, devant les véhicules hybrides (15,2%) et les voitures électriques, dont la part continue de croître pour atteindre 5,9%.
Plus d’une voiture neuve sur deux est électrifiée
L’électrification reste le principal moteur de transformation du marché. Les véhicules électrifiés (BEV, HEV & PHEV ) représentent 54% des immatriculations de voitures neuves au premier semestre 2026.
Les voitures 100% électriques (BEV) poursuivent leur progression et atteignent une part de marché de 36,1%, contre 34,7% en 2025. Elles sont très nettement établies comme étant la deuxième motorisation la plus populaire derrière l’essence.
Les véhicules hybrides sans prise (HEV) continuent également de gagner du terrain, passant de 11,5% à 12,3% du marché. En revanche, les hybrides rechargeables (PHEV) reculent à 5,6%, venant de 9,3% en 2025.
Du côté des motorisations conventionnelles, l’essence demeure la première énergie avec 42,3% des immatriculations, tandis que le diesel poursuit son déclin structurel et ne représente plus que 2,8% du marché.
Deux réalités distinctes entre particuliers et entreprises
L’analyse par type de propriétaire met en évidence des comportements d’achat très différents. Chez les particuliers, les véhicules à essence restent largement dominants avec 61,1% des immatriculations. Les hybrides classiques occupent la deuxième place (18,9%), tandis que les véhicules 100% électriques neufs représentent pour la toute première fois plus de 10% des achats privés (venant de 8,9% en 2025).
Le marché professionnel continue quant à lui de tirer la transition énergétique. Les véhicules électriques à batterie constituent 59% des immatriculations réalisées par les entreprises, devant toutes les autres motorisations. Cette dynamique s’explique notamment par le cadre fiscal favorable aux véhicules zéro émission.
Sur les 83.282 voitures électriques immatriculées au premier semestre, près de sept sur dix ont été enregistrées par un utilisateur professionnel.
Voitures électriques d’occasion
La hausse des prix de l’énergie a renforcé l’intérêt des consommateurs pour les voitures électriques d’occasion. Les statistiques d’immatriculations ne montrent toutefois pas de bond spectaculaire, mais bien une progression continue de mois en mois. Au premier semestre, les immatriculations de voitures électriques d’occasion ont augmenté de 42,5%, pour atteindre 21.180 unités. Leur part de marché reste néanmoins relativement limitée, à 5,9% du marché de l’occasion. Parallèlement, les immatriculations de véhicules électriques neufs demeurent très importantes : 80% des immatriculations de véhicules électriques concernent des voitures neuves, contre 20% pour les véhicules d’occasion.
L’arrivée sur le marché de véhicules électriques en fin de contrat de leasing reste soutenue et devrait le rester dans les prochaines années. Les professionnels du secteur constatent une amélioration de la vitesse de rotation des stocks de véhicules électriques au cours des derniers mois.
La Flandre demeure de loin le principal marché des voitures électriques d’occasion, avec une part de 69%, contre 21,2% pour la Wallonie. La progression la plus marquée est cependant observée à Bruxelles, où les immatriculations augmentent de 61,6%, pour atteindre une part de marché de 9,8%.
Les immatriculations réalisées par les particuliers (48,6%) et par les entreprises (45,6%) restent relativement équilibrées, ce qui contraste fortement avec le marché de l’occasion dans son ensemble, dominé presque exclusivement par les particuliers (91,1 %).
Pièce jointe
