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Après neuf mois en 2026, le marché automobile belge confirme la transformation désormais bien engagée de ses motorisations. L’électrification continue de progresser sur le marché du neuf, essentiellement sous l’impulsion du marché professionnel. Mais un second mouvement se dessine de plus en plus nettement : l’arrivée croissante de voitures électriques auprès des clients particuliers, où leurs immatriculations représentaient plus de 20% du marché lors du dernier mois de septembre.
Quatre voitures neuves sur dix sont électriques
Sur les neuf premiers mois de 2026, les voitures 100% électriques ont représenté 39,1% des nouvelles immatriculations en Belgique , contre 34,7% sur la même période de 2025 et 28,5% en 2024. Leur part de marché a donc gagné 4,4 points en un an et plus de dix points en deux ans. À l'inverse, le recul des motorisations hybrides rechargeables (PHEV) se poursuit : leur part est tombée à 5,9%, contre 9,3% en 2025 et 14,9% en 2024. L'essence est demeurée pratiquement stable à 39,9%, tandis que le diesel n’a plus représenté que 2,7% des nouvelles immatriculations. Les hybrides non rechargeables (HEV) ont atteint pour leur part 11,4%. Cette évolution prolonge une tendance déjà observée précédemment : la progression du BEV s’accompagne d’un recul marqué du PHEV.
Marché des véhicules d’occasion
Après quelques années de résultats solides, le marché des véhicules d’occasion a légèrement reculé au cours des neuf premiers mois de 2026 (-3,3%). Les occasions ont représenté 62,7% des immatriculations totales en Belgique, soit près de deux voitures sur trois. Contrairement au marché des voitures neuves, l’immatriculation de véhicules d’occasion est pratiquement exclusivement attribuable aux particuliers (91,2%) au vu des tarifs plus abordables (le prix moyen d’une annonce auto d’occasion a baissé de 4,9% sur une base annuelle) et d’une disponibilité rapide. Une dynamique différente existe dans la catégorie des voitures électriques d’occasion où les entreprises et le leasing sont bien représentés (51,5%). Les prix élevés des carburants de ces derniers mois renforcent davantage la baisse des voitures diesel (22,1%) tandis que les voitures essence dominent (55,9%) et que les hybrides (15,4%) et électriques (6%) poursuivent leur ascension.
L’essence domine toujours le marché global, mais pour combien de temps encore ?
Au cumul des 9 premiers mois, l’essence reste de loin la motorisation dominante auprès des particuliers avec 59,4% des immatriculations, devant l’hybride non rechargeable (18%) et l’électrique (11,5%). Chez les professionnels, l’image est presque inversée : 60,9% des voitures immatriculées sont 100% électriques, tandis que l’essence n’y représente plus que 24,6%.
Sur les 320.374 voitures neuves immatriculées au cours des neuf premiers mois de l’année, 44,1% l’ont été par des particuliers et 55,9% par des clients professionnels.
Ces résultats illustrent donc une réalité qui demeure très contrastée : la transition électrique du marché neuf belge est rapide, mais elle repose encore très largement sur sa composante professionnelle. La progression récente du marché particulier, qui a atteint un nouveau palier en septembre, constitue néanmoins un signal à suivre avec attention au cours des prochains mois avec l’arrivée sur le marché de modèles toujours plus abordables financièrement.
Sans surprise, le Top 10 des modèles les plus immatriculés par les entreprises au cours des 9 premiers mois se compose intégralement de voitures électriques. Quant au Top 10 des modèles les plus immatriculés par les particuliers durant cette même période, l’essence domine encore largement avec 8 représentants dans ce classement. Pour la première fois par contre, on note l’apparition dans ce Top 10 d’un modèle commercialisé par un constructeur chinois.
Voitures électriques d’occasion
Du côté des voitures d’occasion électriques, nous observons une hausse constante des immatriculations au fil des années, stimulées particulièrement ces derniers mois par l’augmentation du prix des carburants. On ne peut pas encore parler de révolution mais plutôt d’une croissance persistante mois après mois. Au cours des neuf premiers mois de l’année, nous constatons une progression de +41,9% à 32.430 unités, soit une part de marché de 6%. Ce qui est encore assez limité et qui est confirmé par la constatation que les VE d’occasion ne représentent que 20% du marché contre 80% pour les VE neuves.
Le nombre de VE en fin de leasing et qui effectuent leur apparition sur le marché de l’occasion demeure élevé et devrait encore croître au cours des prochaines années.
Dans le même temps, bonne nouvelle est que le taux de rotation de ces voitures électriques de stock s’est accéléré et pour certains modèles abordables la demande dépasse l’offre.
La Flandre conserve sa place de meilleur débouché pour les VE d’occasion avec une part de 68,8 % contre 21,4 % en Wallonie. Mais tant au nord qu’au sud du pays, la hausse atteint plus de 40% comparé à l’an dernier, Bruxelles raflant la première place avec +50,1% et une part de marché de 9,8%.
Les modèles 3 et Y de Tesla se classent en tête des tableaux des véhicules d’occasion, suivis principalement de modèles européens ex-leasing.
